n. m. Roche sédimentaireSédimentaire Qui est constitué de sédiment. carbonée, de couleur noire, éclat brillant, ne tachant pas les doigts, très riche en carbone (C), de 92 à 95 %. C’est un charbonCharbon Du latin carbo : même sens. Terme général désignant, au sens large, une roche sédimentaire servant de combustible enrichie en carbone (80% environ), et constituée essentiellement de débris végétaux ayant subi un processus complexe appelé carbonification ou carbonisation. plus lourd en pourcentage de carbone que la houilleHouille Charbon.. Son nom vient du grec antrax, anthrakos qui signifie charbon. L’anthracite, comme tous les charbons est constitué de matière organiqueOrganique Du grec organon : organe du corps. Débris ou matières qui dérivent d'organismes vivant. fossilisée, principalement de débris végétaux, qui ont subis un processus particulier, lors de l’enfouissement, que l’on appelle carbonificationCarbonification Processus par lequel une masse de matière organique décomposée se transforme en charbon par enrichissement en carbone, déshydratation et perte de matières volatiles. La transformation totale en charbon est atteinte au bout d'un million d'années en milieu continental. ou carbonisationCarbonisation Processus par lequel une masse de matière organique décomposée se transforme en charbon par enrichissement en carbone, déshydratation et perte de matières volatiles. La transformation totale en charbon est atteinte au bout d'un million d'années en milieu continental.. Ce processus, du fait d’une élévation de la température et de la pression, conduit à un enrichissement en carbone, une déshydratation et un appauvrissement en matières volatiles, qui ne subsistent qu’entre 0 et 8 % pour l’anthracite. Ce qui en fait un charbon de haute qualité en terme de combustible, toujours exploité de nos jours. Il brule presque sans fumée et sans laisser de cendre. Les gisements d’anthracite se sont formés tout au long de l’ère primairePrimaire Synonyme utilisé pour l'ère Paléozoïque (-542 à -251 millions d'années)..
Photographe : Gérard Brusseaux.
Source : Institut des Sciences de la Terre de Paris (ISTeP), Sorbonne Université, campus Pierre et Marie Curie, Paris, France.