CaCO3. Roche sédimentaire Qui est constitué de sédiment. carbonatée contenant au minimum 50% de calcite ou carbonate de calcium, d’origine marine ou lacustre (plus rarement). Il existe une très grande de variété de calcaires, en couleur (du blanc pur au noir), en composition chimique (fer, bitume, glauconie, argiles…), et en dureté (de la craie tendre aux pierres de construction). Un certain nombre contient des fossiles de toutes sortes. D’autres sont le résultat de précipitations chimiques ou biochimiques (calcaires oolithiques ou pisolithiques). Les calcaires se présentent en banc plus ou moins alternés d’épaisseur variant de quelques mètres à plusieurs centaines de mètres. Un calcaire Du latin calcarius. Roche sédimentaire carbonatée contenant au moins 50% de calcite et faisant effervescence au contact d'un acide dilué (Acide chlorhydrique à 10%). se détermine en y déposant une goutte d’Acide Chlorhydrique (HCl) à 10% sur sa surface. Il se produit alors une réaction bouillonnante dégageant du CO2 et une odeur caractéristique de cet acide. Cette expérience permet de différencier les roches carbonatées Roches sédimentaires formées pour au moins 50% de carbonates de calcium (CaCO3), (calcite, dolomite, aragonite). des roches siliceuses, où il ne se produira aucune réaction.
Commentaire de l’image 13 : Ici une goutte d’HCl (acide chloridrique diluée à 10%), a été déposée sur une craie à tableau en calcaire. Très rapidement, de nombreuses bulles de gaz CO2) apparaissent associées à une odeur caractéristique d’acide chlorhydrique. La réaction qui se produit est la suivante : CaCO3 + 2 HCl → CaCl2 + H2O+ CO2. Cette effervescence a lieu à froid pour la calcite et l’aragonite et à chaud pour la dolomite. Aucune réaction ne se produit sur une roche qui ne contient pas de calcaire, comme les nouvelles craies à tableau faites de plâtre (gypse). Cette expérience permet de caractériser les roches sédimentaires carbonatées.
Photographe : Gérard Brusseaux.
Source : Institut des Sciences de la Terre de Paris (ISTeP), Sorbonne Université, campus Pierre et Marie Curie, Paris, France.
13 : réaction de l’acide chlorhydrique (HCl) avec le carbonate de Calcium (CaCO3), sur une craie (vraie) à tableau.
01 : calcaire de construction lutétien Du latin lutetia : ancien nom de Paris. Etage de l'ère Tertiaire compris dans l'Eocène moyen (-48,6 à -40,4 millions d'années)., de la carrière de Saint-Maximin (Oise, France).
02 : calcaire à oolites ferrugineuses, petites sphères de 0,5 à 2 mm formées en milieux marins, lagunaires ou lacustres. Les oolites sont constituées d’hématite principalement (oxyde de fer), et sont issues de l’altération Modification chimique des minéraux et donc des roches, par des agents atmosphériques et par les eaux de ruissellement, souterraines ou stagnantes. C'est la cause principale de l'érosion. continentale du fer.
03 : calcaire bitumineux. Le bitume est une matière d’origine organique Du grec organon : organe du corps. Débris ou matières qui dérivent d'organismes vivant., noire, au toucher gras, à odeur souvent fétide, très visqueuse, voire pâteuse à solide à température ambiante.
04 : calcaire bitumineux.
05 : calcaire grossier à cérithes, pierre de Paris, France.
06 : calcaire à glauconie. Ces grains de glauconie sont des associations de minéraux Espèces chimiques naturelles, se présentant le plus souvent sous forme de cristaux solides. argileux à forte teneur en fer.
07 : calcaire à glauconie, vu sur une face tranchée.
08 : calcaire gréseux laminé. Cette roche contient une proportion importante de silice Tectosilicate (SiO2) présentant différents polymorphes : opales, quartz, tridymite, cristobalite, coésite, stishovite.. Le fin litage correspond à des dépôts successifs du sédiment Ensemble constitué par la réunion de particules plus ou moins grosses ou de matières précipitées, ayant séparément subi un certain transport.. La couleur grisâtre provient de résidus carbonés.
09 : calcaire lithographique. Le terme de lithographique ne s’applique qu’aux calcaires très fins et très homogènes, que l’on peut employer en imprimerie pour la réalisation de lithographies (dessins sur pierre permettant de grands tirages sur papier, selon une technique bien spécifique).
10 : calcaire oolitique. Cette roche est caractérisée par la cimentation par précipitation et agrégation d’oolites, qui sont de petites sphères de 0,5 à 2 mm, dont le centre est un débris (grain de quartz Minéral, tectosilicate composé principalement de silice (SiO2). ou fragment de test Enveloppe rigide, de nature variable (carbonate de calcium, silice, agrégats détritiques par exemple), de certains invertébrés (oursins, foraminifères, etc.). de foraminifère Animal unicellulaire surtout marin, s'entourant d'une coquille calcaire.).
11 : calcaire pisolitique Terme désignant un calcaire constitué de pisolites.. Cette roche est composée de concrétions calcaires semi-sphériques de plus de 2 mm de diamètre (pisolithes). Ces concrétions, d’abords isolées, se forment autour d’un débris quelconque (grains de quartz, fragment de coquille, de test, etc.) par précipitation et agrégation de carbonate, puis finissent par se cimenter entre elles.
12 : calcaire sub-lithographique. Ce type de calcaire est de qualité inférieure au calcaire lithographique et ne peux être utilisé dans l’imprimerie.