Corindon

Al2O3. Oxyde d’aluminium. MinéralMinéral Espèce chimique naturelle, se présentant le plus souvent sous forme de cristal solide. du système cristallinSystème cristallin Système géométrique permettant de classer un minéral dans un groupe, selon ses faces et 3 axes formant des angles droits ou non. Il existe sept systèmes : Cubique, quadratique, orthorhombique, monoclinique, triclinique, rhomboédrique et hexagonal. rhomboédrique, cristaux en fuseaux, en tonnelets ou en prismes aplatis, incolore ou de coloration très variée. Les corindons de belles couleurs sont utilisés en joaillerie et sont des pierres précieuses très recherchées qui prennent un nom différent suivant la couleur de la pierre. La palette des couleurs est très riche : rouge : rubis ; bleu : saphir ; jaune : topaze ; etc. Le corindon est un minéral très dur, il est placé sur l’échelle de MohsMohs Echelle de dureté des minéraux, de 1 (peu dure) à 10 (très dure), conçue avec les dix minéraux les plus faciles à trouver : 1 le talc, 2 le gypse, 3 la calcite, 4 la fluorite, 5 l’apatite, 6 l’orthose, 7 le quartz, 8 la topaze, 9 le corindon et 10 le diamant. Echelle créée par le minéralogiste allemand Friedrich Mohs en 1812., juste avant le diamant. C’est un oxyde d’aluminium formé à haute température dans les roches magmatiques plutoniques profondes, certaines syénites et pegmatites. On le trouve également en dépôts dans les autres roches. Le corindon grossier et commun est réduit en grains fins et utilisé comme abrasif. Ce que l’on nomme « papier de verreVerre Du latin vitrum : verre. Magma ayant refroidi très rapidement sans cristalliser, donnant des laves (ex. : Obsidienne) qui peuvent contenir une proportion variable de minéraux. » ou toile émeri est de la poudre de corindon de différente taille de grain, fortement collée sur une toile ou un carton léger, en bandes ou en feuilles. Le corindon massif est façonné pour servir de meule, notamment en joaillerie pour la taille de pierres précieuses moins dures.

Photographe : Gérard Brusseaux.
Source : Institut des Sciences de la Terre de Paris (ISTeP), Sorbonne Université, campus Pierre et Marie Curie, Paris, France.

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