L’ambreAmbre Résine fossile des conifères. presque pur, contenant très peu d’inclusions est destiné à l’industrie de la bijouterie. En fonction des gisements certains ambres ne contiennent presque pas d’insectes, d’autres sont très riches en inclusions. Ceux-ci sont très recherchés par les Paléontologues qui peuvent ainsi reconstituer les paléo-environnements et les phylogénies. Les gisements d’ambre du Mexique dans l’Etat du Chiapas, seraient datés entre la fin de l’OligocèneOligocène Dernière partie de la période du Paléogène, comprenant les étages du Chattien et du Rupélien (ère Tertiaire, -33,9 à -23,03 millions d'années). et le début du MiocèneMiocène Période géologique de l'ère Tertiaire (-23,03 à -5,33 millions d'années)., soit entre -24 et -15 Ma. Le climat était alors tropical. De grands arbres à feuillage persistant (Hymenaea) sécrétaient une résine collante qui s’écoulait de leur écorce, ainsi que par les branches cassées, ou même au niveau des racines (il n’y a alors aucune inclusion). De grandes quantités de résine pouvaient ainsi se déverser. Beaucoup d’insectes s’y sont trouvés piégés et recouverts. Ce processus se produit toujours actuellement dans toutes les forêts. Avec le temps la résine se polymérise naturellement, les molécules qui la composent se réorganisent en macromolécules. La résine se fossilise et devient dans un premier temps le copal (résine subfossile plus claire), puis longtemps après se transforme en ambre. Cet ambre est issu d’une espèce d’angiosperme de la famille des Fabacées (légumineuses) du genre Hymenaea. L’espèce actuelle est le courbaril (Hymenaea courbaril), que l’on rencontre dans les forêts tropicales d’Amérique du Sud, image 8. Légende des images : David Coty.
Référence bibliographique pour les images 01 à 03 : Coty D, Aria C, Garrouste R, Wils P, Legendre F, et al. (2014). The First Ant-Termite Syninclusion in Amber with CT-Scan Analysis of Taphonomy. PLoS ONE 9(8): e104410. doi: 10.1371/journal.pone.0104410
Photographe : David Coty.
Source et échantillons : Muséum National d’Histoire Naturelle, Institut de Systématique, Evolution Biodiversité, ISYEB, UMR 7205 CNRS Sorbonne Université EPHE, Paris