Le gisement reconnu rentable, l’étape suivante est l’organisation de son exploitation par la méthode la plus appropriée.
En premier lieu, en fonction de la valeur du minerai et de sa profondeur, il faut choisir entre carrière ou travaux souterrains. Ce qui suppose la délimitation précise du minerai par un échantillonnage précis accompagnant l’extraction. Et la réalisation d’un schéma d’exploitation par tranches programmant les équipements, le matériel roulant, les productions et la réhabilitation du site en fin d’opérations. Texte et commentaires des images : Jacques Thibiéroz.
Photographe : Jacques Thibiéroz.
Source : Milieux environnementaux, Transferts et Interactions dans les hydrosystèmes et les Sols (METIS) – UMR 7619 -, Sorbonne Université, campus Pierre et Marie Curie, Paris, France.
01 : gisement de Rouez (Sarthe, France). L’or n’est pas visible, l’organisation de la carrière repose sur le prélèvement serré d’échantillons et leurs analyses. Les résultats indiqueront ce qui doit partir au stérile et ce qui sera retenu pour le traitement. Exploitation de 1989 à 1992, production de 2,8 t d’or et de 15 t d’argent.
02 : mine de Largentière (Ardèche, France). Préparation du tir dans une galerie : les détonateurs et leurs cartouches d’explosifs sont connectées, avec de micro-retards, à l’exploseur. Noter le soutènement sur les parois et au toit de la galerie. Il s’agit d’une mine de plomb, zinc et argent de 1964 à 1982. 350000 t de plomb, 70000 t de zinc et 750 t d’argent ont été produites.
03 : puits Ricard (La Grand’Combe, Gard, France). Chevalement assurant l’extraction du charbon Du latin carbo : même sens. Terme général désignant, au sens large, une roche sédimentaire servant de combustible enrichie en carbone (80% environ), et constituée essentiellement de débris végétaux ayant subi un processus complexe appelé carbonification ou carbonisation. du bassin des Cévennes. Puits fermé en 1978, la dernière extraction en carrière de charbon des Cévennes (découverte de Mercoirol) s’est arrêtée en 2001.
04 : wagon-drill. L’engin universel de foration où le marteau perforateur frappe la roche par un fleuret de quelques mètres dont le taillant est en carbure de tungstène. On injecte de l’eau pour abattre les poussières (et les risques de silicose). Le forage est piloté par des vérins hydrauliques. Cette opération précède le tir.
05 : dans les grandes carrières, la foration est verticale et réalisée par des foreuses spécifiques creusent des trous de grands diamètres, profonds jusqu’à 20 m et plus, remplis ensuite d’un explosif relativement moins onéreux comme le mélange nitrate-fuel. Le tir s’effectue simultanément sur un ensemble de trous jusqu’à libérer de grande quantités de roches (plusieurs dizaines de milliers de tonnes ou davantage). Ici, foreuse rotative Joy dans la carrière de minerai de fer de l’Ouenza (Algérie).
06 : dans les grandes carrières, les volumes de produits (stériles Roches non minéralisées ou trop peu, Qu'il faut traverser avant d'atteindre les minerais recherchés. Elles sont considérées comme déchets miniers et rejetées. et minerais) sont transportés par des camions spécifiques, ici un camion de 120 t de charge utile. Komatsu, carrière de l’Ouenza, Algérie.
07 : carrière de l’Ouenza. Pour accéder au minerai (au fond de la carrière) l’exploitant doit décaper les stériles (principalement à gauche). Le taux de découverture est le ratio entre les quantités à dégager et celles de minerai, taux ici de 2,61. A l’époque de la photo, la carrière produisait 10000 t de minerai à 50% de fer par jour, et s’étendait sur une dizaine de km.