(A) Brachiopodes : généralités

Phylum : Brachiopodes

Le terme de brachiopodeBrachiopode Du grec brakhiôn : bras et de podos : pied. Organisme appartenant à l'embranchement des Lophophoriens, à coquille calcaire formée de valves : une dorsale et une ventrale. Ils possèdent un pédoncule pour se fixer au substrat et un organe respiratoire particulier en boucle, le lophophore dont le squelette est le brachidium. (du grecque brakhiôn : bras et podos pied) illustre la présence d’un long pédoncule qui émerge de la coquille et sert à l’ancrage au sol. Si les brachiopodes ressemblent à des coquillages, ils sont pourtant très différents des bivalvesBivalves Mollusques protégés par une coquille calcaire en deux parties une valve droite et une valve gauche. et n’appartiennent pas au groupe des mollusquesMollusques Animaux invertébrés, à corps mou non segmenté, enveloppé par une membrane appelée : manteau, sécrétant généralement une coquille calcaire. (Céphalopodes, Lamellibranches, Brachiopodes, Gastéropodes et Scaphopodes).. Leurs valves sont disposées sur le dos et le ventre de l’animal alors qu’elles sont à droite et à gauche chez les bivalves. Ils ne possèdent pas de branchie mais un organe appelé lophophoreLophophore Appareil cilié en forme de bandelette, organe de respiration des Brachiopodes, soutenu par un squelette calcaire le brachidium. qui assure les fonctions de nutrition et d’échanges gazeux (respiration). Le pédoncule est un long appendice qui sort entre les deux valves par un orifice, le foramen. Chez les espèces fouisseuses le pédoncule est utilisé pour creuser dans le substratSubstrat Du latin substratum : étendu sous. Terme généraliste qui désigne une couche de terrain sur laquelle repose soit une formation géologique particulière, soit tout autre objet., alors qu’il sert à la fixation chez les formes sédentaires. Bras et pied représente bien l’idée du long pédoncule qui fixe l’animal au substrat marin, sableSable Sédiment détritique meuble formé de grains dont la majorité ont une taille comprise entre 2 mm et 63 µm. ou rocher. Le foramen s’ouvre dans la plus grande des valves qui est la valveValve Chacune des deux parties de coquilles pouvant s'ouvrir et se fermer (Lamellibranches, Brachiopodes, etc.). ventrale.  La plus petite des deux valves appelée valve brachiale, car elle supporte le brachidium, un élément squelettique qui soutient le lophophore.

Les brachiopodes apparaissent dans les archives paléontologiques il y a plus de 500 millions d’années. Ils font partie des groupes d’animaux marins qui se diversifient rapidement au début du PaléozoïquePaléozoïque Synonyme de Primaire ou ère Primaire (-542 à -251 millions d'années). pour atteindre un maximum de diversité au DévonienDévonien Quatrième période de l'ère Primaire (-416 à -359,2 millions d'années).. Depuis, le nombre d’espèces ne cesse de décroître à l’occasion des crises biologiques majeures. A chaque fois leur diversité est affectée et d’autres groupes exploitent les niches écologiques qui étaient les leurs avant la crise. Aujourd’hui ne subsistent que quelques groupes de brachiopodes, la plupart bathyaux ou abyssaux. Les fossiles de brachiopodes font partie des groupes les plus communs dans les roches sédimentaires d’origine marines du Paléozoïque et du MésozoïqueMésozoïque Synonyme de Secondaire (ère Secondaire), (-251 à -65,5 millions d'années)..

Texte : Loïc Villier – Centre de Recherche sur la Paléobiodiversité et les Paléoenvironnements – UMR 7207 – Université Pierre et Marie Curie, Paris.

Avertissement :
Les noms latins des fossiles peuvent varier selon les auteurs et surtout en fonction des travaux scientifiques, qui actualisent en permanence les connaissances en ce domaine. Il est par conséquent difficile de suivre les publications spécialisées et de mettre à jour la nomenclature, pour chaque espèce présentée dans ce site. Nous conseillons donc aux lecteurs désirant approfondir certains groupes de se référer aux travaux les plus récents.

Echantillons : Collection de Paléontologie, Sorbonne Université, campus Pierre et Marie Curie, Paris, France.
Photographe : Gérard Brusseaux.
Source : Institut des Sciences de la Terre de Paris (ISTeP), Sorbonne Université, campus Pierre et Marie Curie, Paris, France.

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