(A) Céphalopodes : généralités

Embranchement : MollusquesMollusques Animaux invertébrés, à corps mou non segmenté, enveloppé par une membrane appelée : manteau, sécrétant généralement une coquille calcaire. (Céphalopodes, Lamellibranches, Brachiopodes, Gastéropodes et Scaphopodes).
Classe : CéphalopodesCéphalopodes Du grec Kephalâ : tête et podos : pied. Groupe de mollusques marins produisant une coquille externe (Nautiloïdes, Ammonoïdés) ou interne (Coléoïdés) et possédant une couronne de tentacules.

 Les céphalopodes sont des mollusques marins, nectoniques. Le pied est modifié en bras ou tentacules, la bouche est armée d’un bec, les yeux développés permettent une remarquable vision. Tous les céphalopodes actuels comme les calamars, poulpes et seiches, utilisent leurs tentacules, pour capturer des proies ou manipuler des carcasses et les dépecer à l’aide du bec. Le squelette est présent chez tous les groupes mais peu prendre des expressions très différentes. Initialement externe, la coquille est réduite ou devient interne dans divers groupes. Dans sa conformation initiale, la coquille est un tube cloisonné qui assure la flottaison. Un tube (siphon) relie les loges ménagées entre les cloisons.

Les céphalopodes apparaissent au CambrienCambrien Période la plus ancienne de l'ère Primaire (-542 à -488,3 millions d'années)., et des formes très variées émergent très tôt dans leur histoire, qui est fortement marquée par des extinctions massives, qui renouvellent les groupes dominants de céphalopodes. Ils sont extrêmement diversifiés du Cambrien au Crétacé, au point qu’ils sont le groupe qui compte le plus d’espèces fossiles. La crise biologique de la limite Crétacé-TertiaireTertiaire Synonyme utilisé pour l'ère Cénozoïque (-66 Ma à l'actuel). La Quaternaire étant considéré comme sa période terminale. marque la fin de l’abondance des céphalopodes fossiles avec la disparition des ammonites et des bélemnitesBélemnites Groupe de mollusques céphalopodes uniquement fossile du Carbonifère (355 Ma) à la limite (crise) Crétacé-Paléocène (65 Ma)., proche des seiches actuelles. Le rostre (partie calcitique) est la partie la mieux préservée, lors de la fossilisation..

Parmi les groupes fossiles, quatre sont extrêmement communs :

  1. Les nautiloïdes, représentés aujourd’hui par le nautile, sont apparus dès le Cambrien. La coquille des nautiloïdes se reconnaît à la forme des cloisons, concave du coté avant et de la position centrale du siphon. Les formes les plus anciennes ont une coquille conique qui s’enroule au cours de l’évolution.
  2. Les orthocères sont des formes restreintes au PaléozoïquePaléozoïque Synonyme de Primaire ou ère Primaire (-542 à -251 millions d'années). dont la coquille est conique et le cloisonnement de même type que celui des nautiles. Des minéralisations s’accumulent dans les loges et facilitent apparemment une flottaison horizontale.
  3. Les ammonoïdes possèdent une coquille tubulaire avec un siphon ventral et des cloisons dont les bords externes forment des replis. Le groupe apparaît au DévonienDévonien Quatrième période de l'ère Primaire (-416 à -359,2 millions d'années). et les plus anciens représentant ont une coquille droite qui s’enroule ensuite au cours de l’évolution, avec les goniatites. Les ammonites sont apparues au TriasTrias Période la plus ancienne de l'ère secondaire (-251 à -199,6 millions d'années). et restent les seuls représentants jusqu’à la fin du Crétacé.
  4. Les bélemnites acquièrent une coquille interne. A la partie cloisonnée s’ajoute un rostreRostre (en Paléontologie : rostre de bélemnite). Dernière partie carbonatée fossilisée, du squelette interne d'une bélemnite, généralement en forme de balle de fusil. postérieur. Ce rostre résistant est très commun dans les archives géologiques du MésozoïqueMésozoïque Synonyme de Secondaire (ère Secondaire), (-251 à -65,5 millions d'années).. Le groupe disparaît à la fin du Crétacé.

Texte : Loïc Villier – Institut des Sciences de la Terre de Paris (ISTeP), Sorbonne Université, campus Pierre et Marie Curie, Paris.
Dessins : Gérard Brusseaux, Institut des Sciences de la Terre de Paris (ISTeP), Sorbonne Université, campus Pierre et Marie Curie, Paris.

Laisser un commentaire