Le mot « opale » est issu du sanskrit : upala qui signifie pierre précieuse. Le terme est devenu opallion en grec et opalus en latin.
L’opale est un minéralMinéral Espèce chimique naturelle, se présentant le plus souvent sous forme de cristal solide. composé de siliceSilice Tectosilicate (SiO2) présentant différents polymorphes : opales, quartz, tridymite, cristobalite, coésite, stishovite. amorphe hydratée pouvant contenir des traces d’uranium, de magnésium, de calcium, d’aluminium, de fer, d’arsenic, de sodium et de potassium. Sa teneur en eau varie de 3 à 9 % et jusqu’à 20 % pour certaines variétés. L’opale noble est une pierre précieuse contant de nombreuses variétés en fonction de leurs origines. Sa couleur varie du blanc laiteux à de nombreuses couleurs plus ou moins irisées. L’opale en général n’est pas une espèce minérale stricte, mais une famille composée de trois espèces : la cristobalite, la tridymite et la silice amorphe hydratée. Cette dernière se décline en quatre variétés : l’opal-CT (composée de cristobalite et de tridymite), l’opal-C (forme encore en étude), l’opal-AG (la plus connue, il s’agit de la forme organiqueOrganique Du grec organon : organe du corps. Débris ou matières qui dérivent d'organismes vivant. de la silice, constituant les tests des organismes siliceux (spicules d’éponges, radiolaires, diatomées) – (A pour amorphe, G pour gel) ; puis l’opal-AN (ou Hyalite), cette opale se forme dans les formations volcaniques ou plus rarement dans des pegmatites dans lesquelles la silice s’est déposé à une température élevée (A toujours pour amorphe et N pour normal, parce que sa structureStructure Du latin strutura : Arrangement. Arrangement à l'échelle microscopique de minéraux dans une roche. en réseau se rapproche beaucoup de la silice, tout en contenant une bonne proportion de molécules d’eau).
L’opale est depuis l’antiquité recherchée pour la décoration et la joaillerie. Le principal pays producteur d’opale est l’Australie, mais d’importants gisements sont exploités aux Etats-Unis, au Mexique, au Brésil et en Ethiopie.
Photographe : David Coty.
Source : Muséum National d’Histoire Naturelle, Institut de Systématique, Evolution, Biodiversité, ISYEB, UMR 7205 MNHN CNRS UPMC EPHE, Paris, France.