Roche métamorphiqueMétamorphique Adjectif qui qualifie une roche qui a subi le métamorphisme. de grain moyen à grossier, parfois appelée gneiss granitisé. C’est un mélange de roches composées d’une roche encaissante sombre, schiste ou gneiss, et d’une roche granitique plus claire, blanche, grise ou rose. L’ensemble peut former des couches, des plis, des veines, des agglomérats ou des lentilles quelquefois oeillées. Ce type de roche est à la limite du métamorphismeMétamorphisme Transformations minéralogiques et texturales, subies par une roche à l'état solide sous l'effet de l'augmentation de la température et / ou de la pression. et du magmatisme.
La migmatite est utilisée dans la construction en pierre de taille, parementParement Terme de construction, issu du verbe parer. Embellissement de la façade d’un bâtiment par un appareillage de dalles fixées à la structure de base. mural, principalement pour les devantures de boutiques (boulangeries, boucheries, etc.), comptoirs, dallage de sol, plans de travail de cuisines, granulatGranulat Terme englobant toutes les fractions granulométriques, du sable au ballast de chemin de fer, jusqu'à 50 mm. pour les routes, presse-papiers, serre-livres, pour les monuments funéraires, etc. Elle offre la même qualité que le graniteGranite De l'italien granito : grenu. Roche magmatique plutonique à texture grenue, composée de minéraux caractéristiques : quartz, micas (biotite, muscovite), et feldspaths (orthoses, plagioclases). et une très bonne résistance aux rayures, taches, et acides. Les migmatites sont très répandues dans le monde : Asie, Afrique, Europe, Australie, Amériques. En France, la carrière des Rocs sur la commune de Buxière-les-Mines en Auvergne, et la carrière de Reverdit près de l’Avellan, (massif des Maures) dans le département du Var, sont en activité. On peut citer également les affleurements sur la plage de la Chaume, aux Sables d’Olonne en Vendée, et celui du Pouliguen, Loire-Atlantique. Maintenant beaucoup de migmatites viennent de Chine ou du Brésil.
Photographe : Gérard Brusseaux.
Source : Institut des Sciences de la Terre de Paris (ISTeP), Sorbonne Université, campus Pierre et Marie Curie, Paris, France.