(A) Traces de vie : généralités

Ou ichnofossiles. Du grec iknos : trace et du français : fossileFossile Du latin fossilis : tiré de la terre et de fodere : creuser. Reste ou moulage naturel d'un organisme ayant été vivant, conservé dans des sédiments.. Ce sont tous les vestiges d’activités animales : traces de déplacements, habitations, déjections. L’ichnologie (du grec iknos : trace et logos : discours est la science qui étudie toutes les traces de vie). Pour les traces fossilisées, on utilise le terme de Paléoichnologie (du grec palaios : ancien) qui est une branche de la Paléontologie. Les ichnofasciès sont des associations de traces fossiles provenant d’espèces différentes vivant ensemble. Leur étude participe à la  reconstitution des paléo-environnements. Par exemple : les traces verticales se trouvent dans des eaux peu profondes et les traces horizontales se retrouvent dans des eaux plus profondes. Ceci est déterminé par le type de nourriture comme le plancton, pour les eaux peu profondes. Dans les eaux plus profondes, les éléments nutritifs doivent être extraits de la boue présente sur les fonds marins.

On distingue trois catégories de traces de vie :

  1. Les pistes ou traces de progression sur un sol meuble. Ex. : les cruziana ou bilobites (traces de trilobites), les nereites (traces de nutrition), les helmintoïdes (pistes d’organismes), les chirotheriums, (traces de pas de dinosauriens, pates d’oiseaux, amphibiens, etc.). Les cancellophycus (zoophycus) sont des traces de balayage d’annélidesAnnélides Groupe des vers annelés. fixés au fond marin dans un terrier.
  2. Les habitats. Ex. : terriers de vers ou de mollusquesMollusques Animaux invertébrés, à corps mou non segmenté, enveloppé par une membrane appelée : manteau, sécrétant généralement une coquille calcaire. (Céphalopodes, Lamellibranches, Brachiopodes, Gastéropodes et Scaphopodes)., perforations de lithophages, forages, bio-constructions (stromatolithes), etc.
  3. Les déjections (excréments ou coprolithes).

Avertissement :
Les noms latins des fossiles peuvent varier selon les auteurs et surtout en fonction des travaux scientifiques, qui actualisent en permanence les connaissances en ce domaine. Il est par conséquent difficile de suivre les publications spécialisées et de mettre à jour la nomenclature, pour chaque espèce présentée dans ce site. Nous conseillons donc aux lecteurs désirant approfondir certains groupes de se référer aux travaux les plus récents.

Echantillons : Collection de Paléontologie de Sorbonne Université, campus et Pierre et Marie Curie, Paris, France.
Photographe : Gérard Brusseaux.
Source : Institut des Sciences de la Terre de Paris (ISTeP), Sorbonne Université, campus Pierre et Marie Curie, Paris, France.

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