La carrière à ciel ouvert de Cormeilles-en-Parisis (la plus grande d’Europe), compte une superficie de 113 hectares (Val-d’Oise, bassin de Paris, France). L’exploitation industrielle du gypse de Cormeilles a débuté au 19ème siècle, à partir de 1822, par Pierre Etienne Lambert. Son exploitation perdure depuis deux siècles. On y extrait 450 000 tonnes de gypse par an, pour réaliser des plâtres industriels (360 000 tonnes par an) dont le plâtre de Paris (le plus pure), ainsi que des carreaux de plâtre (1,5 million de mètres carrés par an). 60% du plâtre français exporté, viens de cette carrière. Elle présente quatre niveaux de gypse, de l’Epoque EocèneEocène Deuxième partie de la période du Paléogène (ère Tertiaire), comprenant le Priabonien, le Bartonien, le Lutétien et l'Yprésien (-55,8 à -33,9 millions d'années). (Ludien).
1) La première masse de 5 à 16 mètres d’épaisseur est la plus récente. Elle se différencie des autres par son aspect plus massif et relativement homogène (gypse saccharoïde).
2) La seconde masse de 4 à 7m composée de gypse saccharoïde et de gypse pied d’alouette.
3) La troisième masse de 3m montrant des intercalations de gypse pied d’alouette et de marnes blanches.
4) Enfin la quatrième masse de 2m d’épaisseur est la plus ancienne (fin Bartonien – 40Ma) et n’est quasiment pas visible ici à l’affleurementAffleurement Partie d’une coupe géologique rendue visible à la surface de la Terre, par l’érosion ou par une faille. Un affleurement peut être horizontal ou vertical et comporter alors plusieurs niveaux géologiques..
C’est niveaux sont recouverts de marnes priaboniennes (marnes bleue d’Argenteuil et marnes blanches de Pantin) puis d’alternances de marnes et de calcaires du Rupélien et des sables de Fontainebleau. Ces couches sont utilisées pour le remblaiement des parties de la carrière déjà exploitées. Après décapage de ces couches superficielles, le gypse est extrait par des tirs de mines. Le plâtre de haute qualité est issu de la première masse. En deuxième et troisième masse, le gypse est moins homogène et donc de moins bonne qualité.
Photographe : Laurence Le Callonnec.
Source : Laboratoire Biominéralisations et Paléoenvironnements, Sorbonne Université, campus Pierre et Marie Curie, Paris, France.