Stromatolithes

Division : Cyanobactéries
Classe : Cyanophycées

Ou stromatolite, n. m. du Grec strôma : tapis et lithos : pierre. Construction calcaireCalcaire Du latin calcarius. Roche sédimentaire carbonatée contenant au moins 50% de calcite et faisant effervescence au contact d'un acide dilué (Acide chlorhydrique à 10%). discoïde, mamelonnée ou encroûtante, induite par des Cyanobactéries (algues bleues) qui vivent en milieu marin peu profond, lagunaire, ou saumâtre, et soumis à un courant très lent. C’est à dire dans des sites où les périodes humides alternent avec des périodes sèches. La surface sédimentaireSédimentaire Qui est constitué de sédiment. est recouverte d’un voile de cyanobactéries, qui précipitent le carbonate de calcium et piègent les particules sédimentaires. Il en résulte des dépôts laminés et bourgeonnants, parfois même des masses concrétionnées.

 Les premières cyanobactéries sont apparues il y a 3,5 milliards d’années (d’après les fossiles découverts dans l’Ouest de l’Australie), et perdurent toujours actuellement. Depuis leur origine, leur diversité s’est considérablement réduite, jusqu’à tomber à 20% au début du CambrienCambrien Période la plus ancienne de l'ère Primaire (-542 à -488,3 millions d'années)., proportionnellement à l’apparition d’autres espèces unicellulaires concurrentes. Aujourd’hui, les stromatolithes sont devenus beaucoup plus rares et plus localisés (Australie, Bahamas, Chine, etc.). On en trouve également dans des lacs salés (Australie, USA, Brésil, Egypte, Golfe Persique, Afrique du Sud…), ou dans des sources chaudes sulfureuses (parc du Yellowstone, USA). Vu en coupe les fines lamines (ou feuillets), sont dues à l’alternance de couches bactériennes et de couches sédimentaires, piégées par ces bactéries. Texte et légendes des images : Jacques Thibiéroz, Milieux environnementaux, Transferts et Interactions dans les hydrosystèmes et les Sols (METIS) – UMR 7619 -, Sorbonne Université, Paris.

Photographes : Gérard Brusseaux (images 01 à 06 et 12), Alain Person (Images 07 à 09) et Danielle Le Corre (images 10 et 11, Association GéoLozère).
Sources : Institut des Sciences de la Terre de Paris (ISTeP), Sorbonne Université, campus Pierre et Marie Curie, Paris, France.

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