(Fe,Mn,Mg) WO4.
MinéralMinéral Espèce chimique naturelle, se présentant le plus souvent sous forme de cristal solide. métallifère du système monoclinique en prismes aplatis, de couleur gris noirâtre à éclat faiblement métallique. C’est un oxyde de tungstène de la famille des tungstates. Wolframite est plutôt un nom générique pour un groupe de minérauxMinéraux Espèces chimiques naturelles, se présentant le plus souvent sous forme de cristaux solides. qui varient en fonction de leur teneur en fer ou en magnésium. Les deux pôles extrêmes sont la ferbérite pour le fer, et l’hübnérite pour le magnésium. C’est l’un des principaux minerais de tungstène. La wolframite se présente généralement en masses lamelleuses, en filons dans les granites et dans leurs auréoles de métamorphismeMétamorphisme Transformations minéralogiques et texturales, subies par une roche à l'état solide sous l'effet de l'augmentation de la température et / ou de la pression.. Son nom vient du mot allemand wolfram qui veut dire tungstène, qui lui vient du suédois tung stein qui veut dire lourde pierre. Les principaux gisements de wolframite se trouvent : en France (la mine de Toul al Lutun, Belle-Isle-en-Terre, Guingamp, Côtes d’Armor et la mine des Montmins, filonFilon Lame de roche, épaisse de quelques centimètres à quelques mètres recoupant les structures de l'encaissant (ex : stratification), souvent en remplissage d'une faille ou d'une fracture. de Sainte-Barbe, Echassières, Allier), en Chine (le plus gros producteur), au Portugal et en Slovaquie. Le métal obtenu atteint un point de fusion très élevé. Il est utilisé pour les aciers spéciaux, en filaments dans les ampoules électriques et dans les tubes cathodiques des anciens téléviseurs, en électrodes, en carbure de tungstène dans les outils et pièces d’usure permettant l’usinage des métaux industriels, ainsi que dans les activités spatiales, l’armement, etc.
Source des échantillons 01 à 04 : Collection de Minéraux de Sorbonne Université, campus Pierre et Marie Curie, Paris, France.
Photographes : Alain Jeanne-Michaud (images 01 à 04) et Gérard Brusseaux (images 05).
Source : Institut des Sciences de la Terre de Paris (ISTeP), Sorbonne Université, campus Pierre et Marie Curie, Paris, France.