L’or

Métal rare et précieux du système cubique, de faible dureté (2,5 à 3). C’est le métal le plus facile à travailler et le plus capable de se déformer plastiquement sans se rompre, de couleur jaune rouge quand il est très pur, jaune pâle s’il contient de l’argent. Il ne s’oxyde pas à l’air. L’or se trouve principalement à l’état natifNatif Adjectif qui caractérise un élément chimique métallique, qui se trouve naturellement à l'état pure, ex. l'or, l'argent etc. et quelque fois le cuivre et le fer. (seul), très rarement en cubes ou octaèdres. On le trouve plus couramment en imprégnation (poussières), en paillettes, en masses informes dans une gangue de quartzQuartz Minéral, tectosilicate composé principalement de silice (SiO2). ou dans des zones de dépôts alluvionnaires, etc. L’or est utilisé depuis l’aube de l’humanité en parures puis en pièce de monnaie. En dehors de la fabrication de lingots (compensation de valeurs bancaires), dans l’orfèvrerie et la bijouterie, l’or est utilisé en dentisterie, et dans l’électronique. Il est inaltérable et possède de bonnes capacités de conductivité électrique et thermique (contacts électroniques inoxydables), notamment dans les microprocesseurs (partie d’un ordinateur qui exécute les instructions et traite les données des programmes). L’industrie électronique a utilisé 318 tonnes en 2003. On l’utilise également pour opacifier des organes optiques dans les techniques spatiales, et comme catalyseur dans des piles à combustible. La production mondiale d’or provient de plusieurs sources : 60 % des mines, 28 % du recyclage et 12 % du déstockage des banques centrales (en moyenne sur la périodePériode Division géochronologique utilisée en stratigraphie. Ex. Carbonifère, Crétacé, Quaternaire. 2004-2008). Les gisements d’or accessibles deviennent rares sur notre planète. Les industriels ont donc recours au recyclage, on peut récupérer 230 grammes d’or à partir d’une tonne de vieux téléphones portables, mais aussi en refondant les vieux bijoux.

Photographe : François Baudin.
Source : Institut des Sciences de la Terre de Paris (ISTeP), Sorbonne Université, campus Pierre et Marie Curie, Paris, France.

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